30/06/2005

1 petit tour et puis s'en va...

Y'a comme un air de fin de centre aéré, c'est dingue.
Tout est calme, les esprits paraissent sereins et plongés dans une mélancolie qui ne s'explique pas vraiment.
Chacun vaque à ses occupations habituelles, demande aux autres s'ils ont besoin d'un coup de paluches.
Cécile joue la fée du logis dans la chambre, elle me donne l'impression de préparer un état des lieux. Karl est au boulot, et le peu de temps qu'il est avec nous, il nous parle de sa petite chérie rencontrée là bas. Antoine et Gérard préparent le calendrier des arrivées, puisque 3 nouveaux arrivent la semaine prochaine.
Anthony, le dernier à nous avoir rejoint bricole dans l'atelier, visiblement ça le choque pas lui de voir que tout se passe de cette façon, puisqu'il n'imagine pas un seul instant ce qu'était le centre il y a encore quelques semaines.
 
28 jours putain ! quelle claque ! 28 jours, ça parait vraiment quedal à coté des 400 que je viens de passés en incarcération...
Je ramène déjà des affaires chez papa le week-end prochain. Des cd, des bouquins, des toiles...dans 26 jours il n'y aura plus rien à moi dans cette chambre...j'y serais encore en resonnance par contre c'est certain.
 
Pour répondre à certains messages, je ne sais pas encore ce que je ferais de ce blog une fois sortie. Vraiment je n'en ai aucune idée, en tout cas je n'arrive pas à me décider.
Il fait partie de cette thérapie. Il m'aide encore beaucoup aujourd'hui...mais demain, une fois dehors...autre chose peut etre.
En tous cas voilà, je prépare mes cartons, je range les affaires d'emi la toxico dans certains d'entre eux.
Ca fait bizzare de se sentir si différente, si changée.
Si libérée.
Faire le point est presque impossible. Piero me demandait quelle était LA chose que j'allais retenir de cette année...J'en suis incapable...il y en a trop. Ou bien peut etre que je peux croire en moi et que je peux encore avancer, que rien n'est perdu.
 
C'est presque terminé. 28 jours.

17:19 Écrit par emi | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook |

29/06/2005

sms moi !

Technologie quand je te tient, dans le creux de ma main !
 
J'adore le téléphone. Vraiment.
J'aime les conversations qui durent deux heures, celles qui ne servent à rien, ou a beaucoup, celles qui nous embarrassent, qui nous emmerdent (oui, même celles là je les aime !).
J'aime lever les yeux aux ciels avec un air agacé quand il s'agit de quelqu'un à qui je ne veux pas parler. J'aime la liberté de ne pas écouter ce que l'autre dit aussi.
J'aime être attentive au moindre souffle de mon interlocuteur, souvent. J'aime m'allonger s'il s'agit de quelqu'un que j'aime.
J'aime les attitudes que déclenche un simple appel : les yeux derrière la vitre, le regard reveur, carressant le carreau du bout des doigts ou bien lovée sous la couette, chuchotant pour ne pas être surprise par antoine...
 
J'aime la surprise d'un bzzz qu'offre un vibreur.
J'aime encore plus la surprise d'un écran qui s'allume et du chemin a faire pour arriver jusqu'à l'expediteur !
Lire un texto, quel bonheur...parfois
J'adore ouvrir le message...
C'est fou ce que les mots pèsent et traduisent...
 
"Ma fée, je ne cesse de penser à toi...regarde comme je vis depuis...sens comme je respire...c'est un bonheur. Toi. A plus vite encore."
 
Mon étalon....ahhhh...merci technologie...

(suite à ce post, Drawingomme mon superbonhomme, aka Alexis, m'a offert ceci :
http://drawingomme.free.fr/bd/bd7.htm

11:55 Écrit par emi | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

28/06/2005

et pendant ce temps là, à Véra Cruz...

...un gringo prennait l'ombre comme seule issue ...

J'écris ce post sur papier. Il est 19h35, nous sommes dimanche 26 Juin.Je ferais un copier dès mardi.

Je suis allongée sur une natte posée à même le gazon (anglais) dans ce jardin sublime d'environ 6 hectares. Il fait chaud, très très chaud. Heureusement, il y a le frigo américain, qui distribue avec obeissance de la glace pilée que j'ajoute au Coca Light que mon meilleur ami vient de m'envoyer.

L'air est chaud, le monoï perle sur mon ventre. L'envie de fainéantise est obsédante. Prendre le temps est le seul point d'orgue. Pas un bruit, pas une voiture, à peine arrivons nous à entendre Celso Fonseca fredonner ,dans la chaleur de ces paroles brésiliennes, que son amour est parti...

Nous : Moi ; lui, tout prêt, dont j'ai fait la connaissance vendredi soir, qui de son index effleure le mien ; elle, mon amie, si jolie ; lui ; eux ; tous qui m'ont tous redonné l'envie.

Dans quelques heures je rentre au centre retrouvez les miens, et un peu plus tard je rejoindrai mes otaries. 

Il est temps de faire un bilan de ces dernières heures..

Je n'ai pas vraiment vu papa, mais je n'en avais pas envie. Pas envie d'entendre à nouveau peser le silence, les excuses. Besoin de temps pour moi.

Vendredi soir, à peine arrivée, je téléphone.Un battement de cils allongés au mascara noir plus tard, je suis à la terrasse d'un café branché, avec d'excellents amis et quelques nouvelles têtes dont l'une est éblouissante, cliché type de ce que je trouve attirant, envoutant et mysterieux. Les présentations sont faites et quelques verres alcoolisés plus tard, le dance-floor acueille à bras ouvert nos pieds chaussés de sandales, nos jambes dénudées et nos épaules offertes.

5 heures du mat, le taux d'humidité des lieux atteint ton maximum, les corps se frolent humides, douces étreintes estivales, promesses d'un lendemain ou nous nous réuniront encore mais ailleurs.

Reveil en fanfarre par papa, à qui j'ai laissé un mot sur la table. Content de me préparer mon petit dej' special "lendemain de fête" et de me voir faire mon sac pour un départ qui promet d'être salvateur.                       

150 kilometres plus tard, je pose mon sac dans la chambre qui m'a été attribuée, puis rejoins mes compagnons de la veille, déjà postés autour d'un verre frais et d'une feuille de papier pour determiner le role de chacun. Quelques heures seulement pour préparer ce qui en 5 minutes la veille au soir est passé d'un délire à la réalité.

Coralie m'accompagnera pour la déco et la mise en scène de  la soirée....Textos : dress code "blanc". Bougies blanches à répartir le long des terasses du jardin, guirlandes de petites lumières blanches sur les tonnelles blanches elles aussi que nous devons monter en suivant des notices rédigées en suédois (j'ai le même fournisseur que Onze !), nappes blanches, réhaussées de quelques pétales de roses rouges trouvés dans le jardin.

Les Dj s'installent, font leur programmation dans leur coin. A la cuisine, notre hôte s'affaire avec notre Bocuse à la préparation d'un carpaccio, d'une sangria, d'un planteur, d'une mousse au citron. dans les chambres, nos littéraires rédigent des mots que trouveront nos invités plus tard dans la soirée.

21h. L'ensemble des convives est arrivé, tous vétus de blanc, boas, chapeaux et autres accessoires customisés pour l'occasion. Les verres se cognent, les rires fusent, le video-projecteur diffuse sur le mur de la maison des photos recentes et plus anciennes de nous tous, petits et plus grands. On se revoit, main dans la main quand on étais plus jeune.

C'est l'occasion de se demander ce que nous sommes devenus. Mon magicien d'hier soir me dévore des yeux. Nous entamons une promenade dans les allées du jardin, puis revenons, encore émoustillés de cette rencontre agréable.

Un mix des morceaux du Batofar et le planteur auront raison de la motivation de certains exités qui d'un coup se jetterons dans la sublime piscine couverte à coté de laquelle nous avons entrepris d'installer le coktail. Leurs plongeons seront les premiers, les notres suivront.Et la musique continuera jusqu'a l'aube de nous conditionner dans cet élan de "n'importequoinisme".

Je prends mon étalon par la main au levé du soleil et d'un seul coup d'oeil nous partageront les mêmes envies pour la suite, marquée par la présence d'une serviette posée sur la poignée de la porte de notre chambre et d'un "paradise moi" que je lui ai lancé au creux de l'oreille en quittant nos amis discretement.

Et voilà que nous somme dimanche, presque 20h, il est toujours près de moi, nous ne nous sommes pas quittés et nous sommes promis de nous revoir très bientot.

Nous sommes tous fatigués mais heureux d'avoir partagé un moment comme celui là tous ensemble, ici. du luxe, oui certes, mais pourquoi pas.

 

Voilà que je viens poster aujourd'hui et que je vous trouve inquiets. Merci de ces délicates intentions. Mais rassurez vous, tout va pour le mieux. J'avais simplement besoin d'un temps pour moi, loin de mes attaches habituelles.

Ravie de vous revoir...

10:35 Écrit par emi | Lien permanent | Commentaires (21) |  Facebook |

22/06/2005

avec le temps...va...tout s'en va...

L'après-midi en bateau avec Antoine n'a rien changé. Il avait insisté pour qu'on parte naviguer tous les deux sur le golfe du Morbihan.
Il faisait beau partout, sauf dans mon esprit.
Je me sens flasque. Une énorme gélatine. Tout m'ecoeure. Le soir je marche, ça m'occupe deux bonnes heures pendant lesquelles j'essais de chasser de mes envies d'un putain de bon shoot, qui me permettrait une évasion suggestive de quelques heures...des milliards de secondes tranquillle.
J'angoisse pour plein de choses...
Papa évidemment. Qui en me reprochant certaines de mes erreurs me les a remises dans la gueule...J'avais pas franchement besoin de ça.
Le centre. aussi. Parce que c'est bientôt fini...Et je me sens de plus en plus perdue.
Bref, j'ai l'impression que tout ça n'est qu'une énorme mascarade...Même écrire ici finalement.
A quoi bon ?
Gérard en bon mécano, tente de résoudre mes pannes...mais c'est peine perdue.
J'ai le droit d'aller mal aussi je crois, merde.
Plus d'envies.Cale sèche.

11:27 Écrit par emi | Lien permanent | Commentaires (54) |  Facebook |

20/06/2005

Etre ou ne pas être ?

Un week-end chargé. Papa se sent seul...Clarisse aussi forcément...
Quand on est seul à deux, c'est pas évident.
 
Clarisse d'abord, parce que papa est solide et qu'il saura attendre.
Clarisse.
Partager un plateau télé, pizza et dvd toutes les deux.
Le coeur n'y est pas vraiment, malgré "brasil" complètement dejanté !
Clarisse regrette le temps ou les barbies et autres figurines de dessins animés régnaient en maitres absolus sur la maison, le temps ou Henri Des était la star incontesté des hauts parleurs du salon, le temps ou le pyjama rose avec des nounours trainait dans la salle de bain, le temps ou ça sentait bon les plats mijotés, le temps ou quand elle rentrait de l'école il y avait le goûter sur la table.
Clarisse se sent mal. Clarisse n'est plus une adolescente, elle est orphelescente.
On tente de faire illusion mais c'est peu de chose.
 
Papa boit. beaucoup. trop.
Papa se sent tellement seul. Les draps ne sont plus les bras chauds dans lesquels il avait l'habitude de se blottir. Papa n'ose pas déranger l'ordre ménager.
Alors papa boit...pour mieux oublier. "c'est plus facile d'aller se coucher bourré" qu'il dit.
Papa est mal rasé, mal fagotté.Papa se laisse aller.
Là aussi, on rassure, on tente de consoler, on prête l'épaule pourtant affaiblie par mon propre poids.
C'est dur de voir papa comme ça.
Papa passe de reproches en excuses. Papa m'engueule puis me réconforte en demandant pardon. Papa cherche un responsable.
 
Emi elle, laisse passer le temps...en essayant de ne pas trop réflechir. Emi a pas le moral. emi se dit qu'elle est finalement peut etre egoiste, comme on le lui a fait remarquer ici. Emi ne s'est jamais penchée sur la question. Ce blog, c'est de l'ego surdimensionné ?
Emi pense peut etre trop à elle. Sans doute croit elle tout savoir, sans doute croit elle avoir tout vu ?, tout vécu ?
Peut-être. S'"il" le dit c'est qu'il y a une raison.
 
Là pour le moment, emi sait pas trop justement.
Elle sait pas par quel bout commencer, alors elle se met en mode "absente jusqu'à nouvel ordre"...parce qu'elle se sent pas super, et qu'elle sais pas si c'est bien ou pas.
 

17:08 Écrit par emi | Lien permanent | Commentaires (34) |  Facebook |

Je vous connais assez pour savoir que je n'ai rien à ajoute

Je vous connais assez pour savoir que je n'ai rien à ajouter.
Votre gentilesse et votre lucidité l'aideront désormais autant que vous m'avez aidé moi.

11:56 Écrit par emi | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

17/06/2005

La banque du temps...

41 jours...
ça me semble si proche depuis hier soir.
 
J'y pense sans arret.. Tic Tac...le temps passe et les idées trottent dans ma tête...trotti trotta font les aiguilles du compteur...
 
41 jours, pour continuer ici, ce que j'ai commencé il y a un an.
41 jours, pour avancer coute que coute dans ma nouvelle vie
41 jours pour dire à Antoine, gérard, cécile, karl et tous mes amis ici, combien je les aime
41 jours pour écrire encore ici, ce que je vis.
41 jours pour finir mon roman...
41 jours...
 
41 jours...pour pouvoir sortir d'ici vraiment...
 
Le temps est une prison. Je ne suis plus pressée d'arriver au bout maintenant que j'apperçois la lueur du jour au bout du tunnel dans lequel je suis entrée il y a maintenant plus d'un an. Les gens pressés sont transparents.
Ce fut long avant d'arriver jusque là...mais c'est exquis de se retourner et de voir tout le chemin parcouru !
 
Brille soleil ! de tous tes rayons, chantez oiseaux de toutes les forets, sortez vos terasses, mettez vos chapeaux de pailles et prenez votre temps ....J'arrive tendrement...j'y suis presque !

11:09 Écrit par emi | Lien permanent | Commentaires (37) |  Facebook |